A l’éveil du jour
Brigitte Maillard
le 04 March 2017
Pourquoi témoignez-vous ?
http://www.parolesdepatients.org/wp-content/uploads/2017/03/AlEveilDuJourExtra-SiBas-BrigitteMaillard.mp3

Cette expérience de la maladie que j'ai traversée, un cancer du sein suivi deux ans plus tard d'une leucémie guérie après deux rechutes grâce à une greffe de sang de cordon, a été si bouleversante que j'ai voulu quelques années plus tard y réfléchir et la partager.
Je raconte dans ce livre comment la création, la poésie, ont contribué avec la médecine à
me secourir.
Description de l'oeuvre
À l'éveil du jour décrit une expérience humaine vécue comme un appel à la « vraie vie » pour que naisse le jour. Une aventure en poésie qui conduit l’auteur aux portes du silence. Ce récit témoigne par la douleur et la joie de cette clarté vibrante qui nous entoure.
Une vie dont nous sommes avant tout le vivant poème.
"Brigitte Maillard, comédienne, chanteuse et poète, propose un récit où elle raconte son combat contre un cancer du sein à 39 ans, puis une leucémie. Mais la singularité de ce livre est que la narration est émaillée de poèmes et s’achève d’ailleurs par un recueil, « le Temps dans le vent ». C’est que l’auteur, qui rappelle le mot de Guillevic – « le poème nous met au monde » - estime devoir sa survie et sa renaissance à cette « poésie qui joue le rôle d’un phare dans le lointain ». Et c’est avec une belle ferveur qu’elle célèbre cette poésie qui nourrit, aide à résister au désarroi quand elle s’écrie « Je ne sais comment parler de la vie / Elle vient de me rester dans les mains », et finalement contribue à la résilience jusqu’à lui faire écrire : « et le vivant pousse en moi. ». Une poésie qui accompagne vers une spiritualité sans dieux et qui, comme le disait Charles Minetti, « donne du mérite à la vie". Michel Baglin
Ce livre est une auto-édition "Monde en poésie éditions" à retrouver sur mon blog :
Monde en poésie, un blog créé dés ma rémission où j'ai choisi de mettre la poésie à l'honneur.
Découvrir l'oeuvre
AlEveilDuJourExtrait.pdf

Commentaires

One thought on “A l’éveil du jour

  1. Jeanne Orient

    Ce livre je l’ai lu…il est magnifique

    Une lettre est arrivée. Je l’attendais. Un peu plus lourde qu’une lettre, un livre.

    Celle qui écrit, Brigitte Maillard, je la connais en vrai, je la connais en poésie, en auteur interprète, en chercheuse de talents. Je la connais « en vie ». Et quel choc que de lire d’emblée :
    « Je ne sais plus comment parler de la vie. Elle vient de me rester dans les mains »
    Et toute l’histoire de Brigitte Maillard est soudain dans les miennes.

    Il y a une cadence des mots, une urgence des mots. Brigitte Maillard ne trébuche pas. Sur aucun. Elle a trébuché avant. Sur « ce grand carton où étaient des papiers épars qui fallait rassembler ».

    Il y a tant de couleurs dans les mots. Du noir « léger » jusqu’au rose irisé. Du rose irisé pour masquer la pâleur de certaines périodes, de certaines questions, du vide de soi.

    Mais il y a surtout « cet invisible » avec qui elle parle. Avec qui elle entonne un chant étrange et poétique qui nous touche par sa sonorité. Par certaines notes parfois plus aigües.

    Brigitte Maillard se réinvente une ligne de jonction avec elle-même. Avec les autres. Avec la vie. Celle-là même qui s ‘amuse à lui faire croire que la partie est finie. Elle sait la lassitude, le temps qui à la fois ne bouge plus et bouge trop vite.
    Elle sait comment : « il faut se concentrer sur la mécanique des choses, ne pas prendre froid. Se laisser défaire du connu, pas à pas ».

    Pourtant, il y a « un froid de femme », quand elle apprend qu’il faudra jeter du lest. Un froid profond qui jamais ne se réchauffera vraiment. Même quand tout ira mieux.
    Elle murmure courageusement:
    « Je viens de prendre à la nuit, un peu d’éclat du jour »

    Plus loin elle confie :
    « De cette première période, il me reste l’envie simple de fermer les yeux et de pleurer ».

    Elle nous dit aussi comment à l’hôpital, elle tente de rester en vie en
    « avalant des particules de lumière ».

    Elle se nourrit de sa poésie et quand cela lui devient impossible, elle puise dans la poésie des autres.
    Il lui faut tenir. Il lui faut des provisions. Elle triture « sa terre de désarroi ».
    Ce n’est pas une fois seulement qu’elle est « frappée ». Mais une deuxième aussi. Et cette fois, il lui faut un peu de vie de quelqu’un d’autre. Une « greffe » viendra la ré animer

    Tout cela est désarmant. Toute cette croyance, tous ces stratagèmes pour
    « lever le corps ».

    Douleur et joie. Tout est mêlé, emmêlé. Brigitte détricote les nœuds de chagrin. Tout doucement, jusqu’à plus de fil. Du moins, elle nous laisse le croire. Pour nous rassurer.

    Et puis, le temps se met à l’espoir. Alors Brigitte Maillard lave à grande eau tout ce qui ne sert qu’à souffrir :

    « La vie est à reprendre dans la force de l’instant, à clarifier par l’espoir, à napper de chocolat, à imaginer… »

    Qu’elle soit infiniment remerciée pour ce magnifique « nappage de chocolat ».
    Jeanne Orient

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